Histoire · 15 août 2026 · 6 min
Pasquale Paoli : les documentaires et l'héritage du Babbu di a Patria
Pasquale Paoli dirige une Corse indépendante de 1755 à 1769. Les documentaires qui lui sont consacrés éclairent une expérience politique singulière dans l'Europe des Lumières.
La constitution de 1755
Adoptée à Corte, la constitution paoline organise une séparation des pouvoirs et une représentation des pievi. Elle est souvent présentée comme l'une des premières constitutions démocratiques écrites d'Europe.
Les historiens interrogés dans les documentaires nuancent la formule tout en soulignant la modernité du dispositif, notamment le rôle de la Diète et du Conseil d'État.
Corte, capitale et université
La fondation de l'université de Corte en 1765 est l'un des symboles de cette période. Fermée après 1769, elle ne rouvrira qu'en 1981, épisode largement filmé par la télévision régionale.
Les films consacrés à Corte relient ainsi le XVIIIe siècle et le riacquistu contemporain, dans une continuité revendiquée par le mouvement culturel corse.
Ponte Novu et l'exil
La défaite de Ponte Novu, en mai 1769, met fin à l'indépendance. Paoli s'exile à Londres, où il fréquente les cercles politiques et littéraires britanniques.
Son retour en 1790, puis le royaume anglo-corse de 1794-1796, forment la dernière séquence de sa vie politique, traitée dans plusieurs documentaires historiques.
Une figure toujours convoquée
Le nom de Paoli est présent partout dans l'île : places, lycées, associations, drapeau à tête de Maure adopté sous son autorité. Les reportages contemporains montrent comment cette mémoire est mobilisée dans le débat public.
Les pages personnalités et histoire du catalogue permettent de croiser ces documents avec les archives politiques plus récentes.