Documentaire nationalisme corse : 218 vidéos en accès libre

Que veulent les nationalistes corses ? FLNC, nuits bleues, Aléria 1975, affaire Yvan Colonna, Corsica Libera et autonomie : les reportages et archives qui racontent le mouvement nationaliste, de la clandestinité aux institutions.

Dossier de référenceNationalisme corse : le FLNC, la clandestinité et l'autonomieLes reportages classés par section, avec repères et sources.

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Du FLNC à l'autonomie : cinquante ans de mouvement nationaliste

Sources précises9 sources · 7 médiasVoir les références

Le nationalisme corse contemporain se lit en quatre séquences que les documentaires retracent presque toujours dans le même ordre. Aléria, en août 1975, marque la rupture : l'occupation d'une cave viticole par les militants de l'ARC se solde par la mort de deux gendarmes. Le FLNC est créé en mai 1976 et ouvre une période de clandestinité longue de trois décennies, ponctuée de plasticages, de trêves, de scissions et d'affrontements internes meurtriers dans les années 1990.

La deuxième séquence est institutionnelle : statut particulier de 1982, statut Joxe de 1991 créant la Collectivité territoriale de Corse, processus de Matignon en 1999-2000, référendum rejeté de 2003. Les reportages d'époque montrent des négociations menées sous la pression des attentats, dans un climat où la frontière entre action politique et action clandestine reste floue.

La troisième séquence s'ouvre en juin 2014 avec l'annonce par le FLNC-UC de la sortie de la clandestinité, suivie en décembre 2015 par la victoire électorale des nationalistes à la Collectivité de Corse — première dans l'histoire de l'île — puis par leur large réélection en 2017 et 2021. Les documentaires de cette période s'intéressent à la conversion d'un mouvement de lutte en majorité de gestion.

La quatrième séquence est en cours : émeutes de mars 2022 après l'agression mortelle d'Yvan Colonna, ouverture d'un cycle de discussions sur l'autonomie, débats sur la langue et le statut de résident. Les reportages les plus récents en documentent les étapes.

Le vocabulaire employé dans ces reportages mérite d'être clarifié. « Nationaliste corse » désigne l'ensemble du mouvement qui revendique la reconnaissance du peuple corse et un pouvoir politique propre ; il se divise en autonomistes (Femu a Corsica, autour de Gilles Simeoni) et en indépendantistes (Corsica Libera, autour de Jean-Guy Talamoni, et Core in Fronte, autour de Paul-Félix Benedetti, créé en 2018). Le FLNC, lui, était une organisation clandestine, distincte des partis légaux même si des passerelles militantes ont existé.

Les revendications récurrentes documentées par les reportages sont stables : un statut d'autonomie inscrit dans la Constitution, la coofficialité de la langue corse — votée par l'Assemblée de Corse en mai 2013 sans effet juridique national —, un statut de résident face à la pression foncière, le rapprochement puis la libération des prisonniers politiques, et une fiscalité adaptée à l'insularité.

Questions fréquentes

+Quand le FLNC a-t-il été créé ?

Le Front de libération nationale de la Corse est né en mai 1976, quelques mois après les événements d'Aléria d'août 1975, par la fusion de plusieurs groupes clandestins issus du mouvement régionaliste.

Sources INA

+Le FLNC a-t-il cessé ses activités ?

Le FLNC-UC a annoncé en juin 2014 son retrait de la lutte armée et l'entrée dans un processus de démilitarisation. Des communiqués et actions revendiqués par des groupes se réclamant du sigle sont réapparus depuis, ce que documentent les reportages les plus récents.

Sources franceinfo, 25 juin 2014

+Que veulent les nationalistes corses ?

Leurs revendications convergent sur quelques points : un statut d'autonomie reconnu dans la Constitution, la coofficialité de la langue corse, un statut de résident pour limiter la spéculation foncière, une fiscalité adaptée à l'insularité et le règlement de la question des prisonniers politiques. Autonomistes et indépendantistes divergent en revanche sur le point d'arrivée : large autonomie dans la République pour les uns, souveraineté pleine pour les autres.

Sources Vie-publique.fr · BFMTV, 17 mai 2013

+Que veut dire « nationaliste corse » ?

Le terme désigne les militants et partis qui reconnaissent l'existence d'un peuple corse et réclament pour lui un pouvoir politique propre. Il englobe deux familles : les autonomistes, qui veulent ce pouvoir à l'intérieur de la République française, et les indépendantistes, qui visent un État corse souverain.

Sources Vie-publique.fr

+Qui sont les principaux nationalistes corses aujourd'hui ?

Gilles Simeoni (Femu a Corsica), président du Conseil exécutif de Corse depuis 2015, incarne la ligne autonomiste ; Jean-Guy Talamoni (Corsica Libera), président de l'Assemblée de Corse de 2015 à 2021, et Paul-Félix Benedetti (Core in Fronte) portent la ligne indépendantiste. Edmond Simeoni, figure d'Aléria en 1975, reste la référence historique du mouvement.

Sources INA

+Que s'est-il passé en Corse en 2015 ?

Les élections territoriales de décembre 2015 ont porté pour la première fois une coalition nationaliste à la tête de la Collectivité territoriale de Corse, majorité confirmée en 2017 puis en 2021.

Sources Vie-publique.fr

+Quelle différence entre autonomistes et indépendantistes ?

Les autonomistes revendiquent un statut d'autonomie au sein de la République française, avec un pouvoir normatif propre ; les indépendantistes visent la souveraineté pleine de l'île. Les deux familles coexistent au sein des majorités nationalistes récentes.

Sources Vie-publique.fr

+Pourquoi parle-t-on de « terrorisme corse » dans les archives ?

Les journaux télévisés des années 1976-2000 qualifient ainsi les attentats revendiqués par le FLNC : plasticages de bâtiments publics et de résidences, « nuits bleues » regroupant des dizaines d'explosions simultanées, le plus souvent sans victime. Le point de rupture est l'assassinat du préfet Claude Érignac à Ajaccio le 6 février 1998 ; Yvan Colonna, condamné à la réclusion à perpétuité en 2011, est mort le 21 mars 2022 après une agression en détention.

Sources BFMTV, 20 juin 2011 · Le Parisien, 21 mars 2022

Sources et références

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