Histoire · 17 août 2026 · 6 min
Émigration corse et diaspora : les reportages sur les Corses de l'extérieur
Pendant plus d'un siècle, quitter l'île fut la norme plutôt que l'exception. Les reportages sur la diaspora racontent cette histoire longue et le retour estival qui la prolonge.
Les vagues d'émigration
L'émigration corse s'intensifie à partir du milieu du XIXe siècle vers Marseille, Nice et Paris, puis vers l'empire colonial et l'Amérique latine. La Première Guerre mondiale, très meurtrière pour l'île, accélère le dépeuplement des villages.
Les documentaires historiques croisent registres d'état civil, correspondances familiales et photographies pour reconstituer ces trajectoires.
Les communautés hors de l'île
Marseille reste la ville comptant la plus forte présence corse hors de Corse, avec ses associations, ses amicales de villages et ses lieux de sociabilité, souvent filmés.
D'autres communautés, à Porto Rico, au Venezuela ou en Afrique du Nord avant les indépendances, font l'objet de reportages plus rares mais précieux.
Le lien au village
Le retour estival, la fête patronale, l'entretien de la maison familiale et le cimetière constituent les points d'ancrage de ce lien. Les films régionaux y consacrent chaque été des sujets.
Ils documentent aussi les tensions : maisons fermées onze mois par an, poids des résidences secondaires, écart entre attachement affectif et vie quotidienne des résidents permanents.
Retours et installations
Depuis les années 2000, la Corse gagne des habitants. Les reportages suivent des retours de descendants d'émigrés, mais aussi l'arrivée de nouveaux résidents sans lien familial avec l'île.
Le thème émigration et diaspora du catalogue rassemble ces documents, du départ historique à l'installation contemporaine.