Culture & patrimoine · 9 août 2026 · 6 min
Bergers corses et transhumance : les reportages à voir
Le pastoralisme est l'un des rares sujets filmés en Corse depuis les débuts de la télévision régionale. Un demi-siècle d'images permet d'en mesurer les transformations.
Le cycle de l'année pastorale
Les documentaires suivent le même calendrier : agnelage en fin d'automne, traite hivernale, fabrication du fromage et du brocciu, montée aux estives au printemps, retour en plaine à l'automne.
Ce rythme structure aussi la géographie de l'île, avec des familles possédant historiquement une bergerie de montagne et une installation de plaine, parfois distantes de plusieurs dizaines de kilomètres.
Le Niolu, terrain de tournage privilégié
Le Niolu, autour de Calacuccia et Casamaccioli, concentre une part importante des reportages, notamment autour de la foire de la Santa di u Niolu, moment central de la vie pastorale et religieuse.
D'autres microrégions sont moins filmées mais tout aussi actives, en Castagniccia, dans le Sartenais ou sur le plateau du Cuscionu.
Économie, AOP et concurrence
Les magazines économiques abordent la valorisation du lait, le rôle des industriels du Roquefort dans la collecte, la structuration des AOP et la question récurrente des produits vendus comme corses sans l'être.
Ces reportages donnent des ordres de grandeur utiles : nombre d'exploitations, volumes produits, part des ventes réalisée en direct ou sur les marchés.
La transmission, sujet des dix dernières années
Les documents les plus récents portent moins sur la tradition que sur l'installation de nouveaux éleveurs, souvent non issus de familles pastorales, et sur les obstacles à l'accès au foncier agricole.
Ils rejoignent ainsi les sujets sur le foncier et l'aménagement, montrant que le pastoralisme est autant une question économique que patrimoniale.